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J.W Anderson, Christopher Kane, Londres à l'heure de la mode masculine


Ah, le mois de septembre, la prolongation de l'été avec tous les avantages de la rentrée, des défilés à ne plus savoir où regarder, un soleil plus généreux que le mois dernier, bref Paris revit et ce n'est pas pour me déplaire. C'est aussi l'occasion de faire notre rentrée mode et de décortiquer les défilés du mois de Juin.

Plus besoin de présenter la scène londonienne et sa pléthore de designers plus créatifs, avant-gardistes et déroutants les uns que les autres. Pourtant, on s'ennuierait presque de cette tendance redondante, après 3 saisons on frôle l'overdose, de pseudo-glamorisation du street-wear, quand ce n'est  du sportswear. Non pas que je rejette la quête du confort mais il s'agit plutôt de distinguer la créativité de la tendance.

Coté couleur, du noir, encore, associé maladroitement à de l'orange, du fushia et parfois du rose, difficiles à apprivoiser visiblement.
Katie Eary, Astrid Andersen ou Moschino sont un suicide pour la rétine. KTZ ose une excursion hors du sacrosaint all black ( and white) everything, avec un orange citrouille, irritant, un peu vulgaire même, mais s'enrichie une fois de plus de coupes, volumes et empiècements digne d'un décor de théâtre plus que du prêt-à-porter.


Alexander Mc Queen propose du motif facile, trop, un ensemble pas très convaincant, du Givenchy de 2012, mais en moins percutant. 





Et là, vient Burberry, avec une palette de couleurs maitrisée pour un défilé plus commercial qu'artistique, des tee-shirts à imprimés calligraphiés, oversizes, peu pertinents au mieux, heureusement rehaussés d'accessoires et de manteaux calibrés.
Christopher Kane, maitrise quant à lui la coupe des veste de costumes et des blazers subtilement accessoirisées de couleurs légèrement refroidies, acidulées, et d'imprimés abstraits, du génie.





Enfin, J.W Anderson, comme un OVNI, s'impose faiseur de merveilles, il transforme ce que l'on pourrait confondre avec un sac à patates noué à l'épaule,  souvenez vous de Doby dans Harry Potter, en une pièce couture décontractée. Des tissus HD et des rayures pour habiller sa déclinaison autour du noeud, omniprésent, qui nourrit au cou, à la taille, à l'épaule, une collection aboutie malgré des pantalons trop longs.







 
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