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Santo-Domingo!



Je ne vous ai pas non plus complètement mis au placard dans ces moments de totale euphorie. J'ai pris quelques clichés en pensant aà notre soif du Beau. Des photos d'ailleurs, d'un monde qui me semblait tellement loin, mais qui n'était qu'à une heure à peine,
en avion du lieu où j'ai grandit.
J'ai découvert la pauvreté comme je ne l'avais jamais vu auparavant, quoique je ne pense pas l'avoir réellement vu avant cet instant.

En dix jours à Saint Domingue, j'ai vu des enfants mendier quelques pièces pour avoir de quoi souper pendant que nous subissions, dans nos hôtels "tout-compris", une abondance indécente, j'a vu des employés supplier pour un sandwich au petit déjeuner, une mère et sa fille au lendemain, littéralement, incertain.



















J'ai vu la vie, aussi cher qu'en occident, dans ces véritables villes hôtels, alors que le salaire mensuel moyen ne dépasse, certainement pas, le prix d'une bouteille de Mamajuana.
Puis c'est à ces moments ultra poignants que l'on remet en question tout ce en quoi l'on croit.
















J'ai eu ce choc d'occidental confronté à la vie de plus de 30% de la population mondiale. J'ai ressenti de la tristesse, de la honte aussi, honte de mon insouciance et de ma fausse ignorance. Et je me suis pétris de bonnes intentions, sur la manière dont j'allais mener ma vie après cette pseudo découverte, comme découvrant, par la même, les notions de mesure, de sacrifice et d'altruisme. Mais j'ai été très vite rattrapé par ma nature, mon égoïsme, mon sentiment exagéré d'impuissance. Comme si les bonnes intentions n'étaient que pour la Nouvelle Année!
L'écrire c'est comme témoigner qu'au fond de moi il reste une part de conscience, une part généreuse, qui attend le bon moment pour faire sa révolution.

Rassurez-vous, il reste la mer et le sable fin!





 
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