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Le Taj mais pas merveilleux.




Pas si facile que ça d'avoir une table dans un bons restaurants à Montreal un vendredi soir. Apres un essai peu concluant au Pintxo, et avec toujours ce besoin de cuisine d'ailleurs, je tombe sur Le Taj. Ce restaurant indien du centre ville semble l'adresse idéale pour assouvir mes besoins épicés.
Pas très difficile à trouver, mais quand même discret, je suis agréablement surpris par
la décoration. Loin de moi les stéréotypes, mais pas de couleurs vives, pas de tissus lourds, de design surchargé et traditionnel comme on en voit souvent. On est à mi chemin entre une volonté d'être moderne sans pour autant renier ses origines. Des rappels à la culture indienne sont faits grâce aux magnifiques sculptures sur bois aux murs. On apprécie également, les hauts plafond et la luminosité de la pièce avec ce grand mur transparent qui fait office de cave. Seul hic à ce cadre qui semble à la limite de la perfection, le bruit. La salle est extraordinairement bruyante, on n'entend ni la musique de fond ni son voisin de tables, c'est dommage.

Deuxième agréable surprise, la table d'hôte à 38$. Une soupe ou une salade, une entrée, un plat, un plat végétarien, du riz, un dessert, un café ou du thé. Oui oui, surprenant le rapport quantité/prix.





Allez hop, on ne perd pas de temps et on commence par une salade au poulet chat, une soupe dâl et une soupe Mulligatawny. La salade, on ne peut pas se tromper, c'est bien de la salade. Une présentation franchement négligée, et quelques morceaux de poulet se battant en duel dans des "légumes verts frais" ou devrais-je dire des crudités, du concombre, de la laitue et de la tomate. Rien que je ne puisse faire à la maison.
La soupe dâl, simple et bonne, rien à en redire.
Les samossas n'échappent pas à l'éternel comparaison avec ceux du marché de Jean Talon, et une fois de plus, Jean Talon wins! Bref pas très enthousiasmant. Et puis les crevettes à l'ail ou devrais-je dire la crevette dans un mélange gluant supposément à l'ail sont dans la même lignée que le reste.
A ce moment du repas je prie pour que la suite soit un peu plus amusante pour mon palais, je ne demande même pas de surprise mais du divertissement.
Et une preuve encore que la pensée créatrice fonctionne, l'agneau Korma et le Cari étaient nettement supérieur au reste du repas, le Dâal digne d'un très bon restaurant indien. De quoi me redonnez le sourire. Mais voilà je ne sais pas si ça vaut le coup que je m'y attarde davantage.
En fin de compte j'étais tombé sous le charme du cadre et de la salle, mais j'ai vécu la cuisine comme un adultère, une tromperie de mes sens. Mais je ne cesserais de me le répéter le décor ne fait pas la cuisine.


Service: 8
Cadre: 7,5
Cuisine: 4,5
Note globale:6,7 




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