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Santo Santos

J'ai enfin trouvé la réponse à la question: "quel est selon toi le meilleur restaurant de Montreal?", c'est sans aucun doute, du moins pour le moment, le Santos
Certes je n'ai pas essayé les 1000 et quelques restaurants de la ville mais à l'heure actuelle je n'avais jamais mangé aussi bien. 
D'aucuns diront qu'il s'agit d'un bar à tapas et que l'on ne peut pas à proprement parler d'un restaurant, qu'importe.
Au niveau du décor, il n'y a rien de transcendant mais la dominance rouge, les banquettes lumineuses, les photos glitter sont tout à fait appréciables.
Bar à tapas, glamour certes, mais hors de question de tomber dans le cliché du posh; le service est chaleureux, agréable et professionnel. Peut-être avons nous eu droit au meilleur serveur, certains semblaient avoir oublié sourire et courtoisie à la maison.
Seul bémol, l'absence de pain, ou alors de beurre (présenté d'une manière tout à fait négligée) et de couteau à viande avec les plats carne. 
On ne peut pas tout avoir.
Notons que la carte de cocktails est fournie, la plus grande sélection de mojitos du Canada (ndlr. selon le site internet de l'établissement). Des mojitos, tout de même légers voire ultra légers, on croirait boire du jus malgré les une once et demi d'alcool. Mangue, passion, framboise, saveurs exotiques, bonnes mais, encore une fois, pas suffisamment alcoolisés, dommage.
Parlons de la cuisine, ou devrais-je dire la trame de mon expérience au Santos. Des tapas aux proportions un peu plus copieuses, des ingrédients originaux et du terroir, des plats typiquement espagnols, d'autres moins, des innovations; bref une carte prometteuse. 
Un enthousiasme que l'on retrouve dans les plats en terre cuite qui invite au voyage. Côtelettes d’agneau et purée de panais, foie de veau et galettes de pommes de terre, salade de jambon serrano, figues, amandes, roquette et fromage Iberico, magret de canard sur craquelin et purée d’avocat, tempuras de crevettes et salsa de mangue. 
Pas de chichis dans les intitulés ni même dans la bouche, c'est un véritable retour aux saveurs vraies, les ingrédients sont au centre même de chaque bouchée. 


L'agneau rosée à l'intérieur, braisé à l'extérieur ne manquait de rien. La purée de panais légère, sucré s'imposait comme l'accompagnement idéal. 


Le magret sur craquelins: une tuerie, cuisson parfaite, jeu des textures épatant; croustillant, moelleux, fondant. Divin. 



Les tempuras, appropriation de la culture japonaise, avec le croustillant de la panure, la tendreté des crevettes et le GOUT, sont les meilleurs à date. La salsa de mangue, un peu trop chimique, il manquait de morceaux, d'une impression de fait maison.





Le bas blesse au niveau des desserts, comme une partition en decrescendo. Le pain perdu  était pâteux, une brioche aurait été plus adéquat rien à voir avec celui du Leméac (voire article relatif). Les churros manquaient d'un petit quelque chose, de l'amande amère, de la cannelle (quittes à innover et à donner du goût) peut être. Ils étaient néanmoins parfaitement cuits, pas gras et fondants.
Enfin le cheese cake façon crème brulée et son coulis de fruits rouge, relevait un peu le tout.
Un service excellent jusqu'au bout, une cuisine surprenante par sa simplicité et sa qualité.


Service:9
Cadre:6,5
Cuisine:7,75
note globale:7,75




 
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