KEEP IN TOUCH

SEARCH

Chargement...

Tribulations de la vie (diurne) II.

Apparemment il n'y a rien de pire que les regrets ou les remords, cette espèce de main qui nous sert le coeur et nous le presse pour en extraire toute la culpabilité possible, toutes les décisions que nous voudrions ne pas avoir prises, tous les choix que nous voudrions ne pas avoir faits. 

Pourquoi? Parce que nous ne sommes maîtres de rien et surtout pas de notre avenir, proche ou lointain, du moins pas entièrement. En réalité, nous ne faisons que spéculer sur l'hypothétique bonheur que telle ou telle action présente pourra nous procurer dans le futur, mais lorsqu'il n'en est rien, cette poigne nous engourdit le coeur et embrouille notre conscience. Comme une propagande elle nous empêche de penser à autre chose, nous sommes comme condamnés.  Nous nous enfermons dans un mutisme (musique triste, isolement et j'en passe). 

N'est-ce pas la faute à nos trop grandes attentes, à nos exigences?


Où se trouve alors notre liberté? 
Dans le fait de se renfermer et ne plus jamais laisser ce genre de situation nous arriver? Et certainement passer à coté de chose merveilleuse sous prétexte que nous avons souffert une journée ou deux. 
Mais la vie est faites de milliers et de milliers de jours. Pour un jour de souffrance pourquoi ne pas imaginer des centaines de jours de bonheur? 
Et c'est avec l'espoir que l'on peut y arriver, l'espoir que tout n'est pas foutu, l'espoir que le bonheur que nous envisagions soit juste en retard, mais qu'il sera certainement au rendez-vous. 

Vivre d'espoir c'est être libre de moduler son avenir, de l'adapter aux circonstances, aux réactions des autres.

On ne peut pas savoir où nous mène une histoire si l'on refuse de la vivre.

 
blogger