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Parisian Fashion Week



Un seul mot pour cette fashion week parisienne: intemporelle. Nombre d'entre vous, fashionistos et amateurs de belles fringues trouveront que c'est un peu fade, sobre et trop classique. Mais justement ars celare artem. 


Les fidèles y trouvent leur compte, les discrets aussi et les amateurs de pièces qui vieillissent, qui durent, qui passent d'une saison à l'autre sans se démoder, sont servis. Temps de crise oblige, on achète une fois pour toute, mais du bon.


Chez Balmain, on aura beau reprocher le manque d'originalité d'Olivier Rousteing, la ré-appropriation du costume militaire est réussie. Le choix des couleurs (bleu,blanc, rouge) un peu moins, le jean un peu trop banal compte tenu des prix, mais la collection est largement appréciable.








On est bien entendu loin du savoir faire de la maison Hermès, démontré, prouvé et affirmé dans ce défilé qui s'adresse sans conteste aux gentlemen. Et oui encore ce mot, comme un slogan brandit par toutes les maisons, mais qui vit différemment de l'une à l'autre. 
Contrairement à Bottega, chez Hermes on n'oublie pas son coeur de métier et on retrouve le cuir sous des formes des plus insolites mais toujours aussi  subtil. Chemises et trench en crocos, en agneau, nubuk, petite veste en astrakan, bref des matières nobles voire très nobles qui sont au centre des tenues avec un autre mot d'ordre que l'élégance (omniprésente), la souplesse.  Bien qu'usuellement rigides, les matières ont une apparence légère. Les pantalons en cuir ressemble à du coton, tout comme les vestes; la brillance est parfaitement maîtrisée. 
Il n'y a pas de réelle prise de risque dans cette collection c'est sur, les pièces sont interchangeables et semble se répéter. Seul bémol peut-être l'absence de couleur.











La tendance est la même chez Yves-Saint Laurent, avec un peu plus d'audace dans les coupes, pour un public certainement plus jeunes et des tenues inversement souple. En effet on a une impression de rigidité et de lourdeur des pièces. 
Cette collection est d'une certaine manière la continuité de ce qui était proposé l'an dernier, avec un esprit plus moderne et moins de motifs, moins de couleurs. Les pantalons ont toujours cette coupe aux chevilles et les semelles des chaussures sont volumineuses. Bref on reste cohérent d'une saison à l'autre mais encore une fois OU EST A COULEUR? Certainement restée à Milan.





 Je ne peux pas parler de la FW parisienne, sans une mention au défilé Givenchy, qui a marqué les esprits. Je ne suis pas particulièrement friand, mais on a enfin la nouveauté et la couleur qui faisaient défaut à la capitale de mode. Un peu révolutionnaire, punk mais avec des cheveux gominés, avec une prédominance du rouge par touche ou look entier. On se croirait un Mardi Gras aux Antilles. Bref, des coupes amples, des jupes sur pantalons, des bannières étoilées aux cols, des photographies imprimées, c'est homogène mais un peu trop tape à l'oeil. Ca fait un peu John Galliano avec quelques couches en moins.
Il y a tout de même des pièces dans lesquelles on se voit, des manteaux longs, droits, des complets. Au niveau des piercing au nez...bref.










Une tendance Keenu Reeves dans Matrix, que l'on retrouve chez Anne Demeuleumeester, mais ici il s'agit de robe, d'imprimés géométriques et long, de tons sur tons...




Petit/grand coup de coeur pour Franck Boclet et une collection très moteurs, mais tellement sensationnelle.  La fourrure et le cuir sont à l'honneur, un peu du déjà-vu mais si bien revu. Peut être est-ce la sensualité qui s'en dégage ou les coupes mi amples mi ajustées, les couches et superpositions d'accessoires.


 



























Credit photos: http://madame.lefigaro.fr/defiles/homme/automne-hiver-2012-2013


Enjoy!

One Response to Parisian Fashion Week

  1. OMG !!! Je surkiff Balmain !!!! Mes yeux brillent, j'ai vu trop de belle chose !!

 
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