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End of a Saga: La Suite Villa.

14h36:Nous prenons possession de notre villa, la Guimauve. Violet et noir la composent pour un résultat tout à fait charmant.
Le temps, clément, permettait d'apprécier une demi-vue sur la baie de Fort de France et sur le toit de la villa d'en face. So nice!

Bref, deux chambres avec salles de bains indépendantes, salon, cuisine "équipée" et spa, tout le confort d'un quatre étoiles, jusque là.

Mais il semblerait que le souci du détail que nous vantions à deux reprises, ne soit valable que dans le choix du mobilier et des sanitaires. J'étais déjà tenté de faire cas de l'accueil moins que médiocre que nous avons reçu avant de me rétracter, mais finalement. Voyez vous, l'"avantage" d'être jeune c'est que l'on ne vous prend jamais suffisamment au sérieux, on se permet toutes sortes de familiarités, contre-commerciales.

J'ai pu constater alors, que l'enthousiasme et le souci du client de Gilles Duplan ne sont pas contagieux (malheureusement).
C'est en ces petits riens que l'on apprécie la qualité: d'un service, sentir que l'on est pris en charge avec respect (là est le nerf de l'hôtellerie de luxe, ou tout simplement de l'hôtellerie); d'un cadre, qui se doit d'être propre et agréable. Deux éléments indispensables et inconditionnels que nous n'avons pas retrouvé: conduit à la villa par un guide que nous semblions déranger au téléphone, couches de poussières inquiétantes derrière le téléviseur et sur l'électroménager, serviettes pliées n'importe comment en tête de lit, et acmé de la surprise (pour faire dans le politiquement correct), les crottes de cafards dans les tiroirs de la cuisine, eux-même dans une bordel indescriptible. 
La tâche de café séchée sur le bar passe pour une broutille à côté. 

Comprenez ma déception après de telles découvertes.

19h14: Quelques tartes aux fraises et flûtes de champagne plus tard, nous goûtons au joie du jacuzzi , l'excellent Autumn Leaves de Rachelle Ferrell aux oreilles, nous ne nous doutions pas une seule seconde que l'intimité ne serait pas au programme de la soirée. 
Le vis-à-vis mérite réellement d'être travaillé.

Dommage!

8h20: Après une courte mais bonne nuit de sommeil (il n'y a rien à redire quant à la literie), il était temps (enfin) de goûter au petit-déjeuner servie en chambre; celui de la Vieille Tour encore dans nos mémoires. Suspens... La commande passée, les estomacs hurlant, nous attendions, impatients, les viennoiseries, assiette de charcuterie et autres délices. 
C'était sans compter que nous étions rationnés (sans exagération), que les suppléments viennoiseries (de toutes les manières banales) n'existaient pas, que les stocks de yaourts nature étaient épuisés (en plein week-end), qu'il n'y avait pas de fruits et que nous devions chauffer notre eau (nous-même) pour le thé dans une cafetière SALE (il n'y a aucun autre terme). 
Permettez moi de reprendre mon souffle!
Ce ne sont pas les excuses farfelues et les explications tordues de l'accueil qui vont nous satisfaire: "Si on a 75 clients en chambre, on fait cuire 75 croissants, 75 pains au chocolat et 75 pains au raisin"; miniatures s'il vous plaît. Et les petits pains sont au compte gouttes, et ici ils roulent à l'économie (même pas moyen de payer pour en voir plus: on fait pitié non?!), et on fait la ligne, et on est dans un 4 étoiles. So cool! 
On vous appelle même pour régler votre solde avant 11h. Elégant! Comme si nous allions partir sans payer.


15h11:La saga la Suite Villa est bel et bien finie.

La route est longue pour parvenir à un niveau de qualité supérieur et je déplore le fait qu'un tel potentiel soit gâché par ce genre de ratés.
Le népotisme n'empêche en rien de s'entourer de professionnels.

Enjoy.

 
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