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Réflexion n°2: intemporelle

En fin de compte tout est question de foi.
Certains radicaux diront qu'il n'est pas possible de douter lorsque l'on a cette foi. Je pense, cependant que c'est davantage par crainte de ne plus croire sans voir, que l'on avance de tels discours. Le doute est pour moi quelque chose de tout à fait différent; le recul, le rejet par énervement sont autant de moments qu'ils nous sont offert pour la réflexion et par voie de conséquence pour renforcer notre foi. Ainsi derrière tous les doutes demeure la foi qui exprime là le besoin de se raviver.
En outre, elle n'est pas uniquement religieuse, en effet il m'arrive de douter de mes sentiments, par égoïsme  je ne pense alors qu'à mon plaisir, quête qui conduit de toutes les manières à l'ennui. Et c'est ce même égoïsme qui me rend indifférent aux désirs des autres ou à leur détresse et qui par contradiction installe le doute dans la relation. Il m'arrive de douter aussi, parce que je suis un enfant gâté et que par illusion de maîtrise de toutes choses je suis surpris par l'échec et je doute. Je doute de tout quand tout va mal. Je doute quand les événements sont contraire au dessein que je leur ai réservé. Et je me réfugie dans la foi pour échapper au désarroi, pour oublier.
Mais très vite l'absence de ce conflit intérieur et extérieur à la fois se fait ressentir, ce doute oublié replonge dans l'ennui comme un cercle vicieux et je retrouve ce doute, pour un moment. 
Au fond j'aime cet éclatement, ce déchirement, j'en ai besoin pour occuper mes pensées. Néanmoins il est la révélation d'un manque plus profond, certainement.
Ce doute doit amener logiquement à une réflexion moins superficielle sur l' être et conduire en premier et dernier lieu à avoir foi en soi. Mais la foi n'est pas la seule confiance.
 Après on verra.

 
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