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Essentiels de l'esthète parisien


Son intérieur...Quand beaucoup ne jureront que par Dyptique ou Ladurée, il préférera une pièce de la collection Kartomancie de Maison by Khol, elle tient dans une pièce de porcelaine de Limoges, s'inscrit au croisement des sens, et possède tout ce qu'il réclame de bon et beau. 

La Mode, en noir


On ne veut finalement rien comme les autres, ou du moins on voudrait se démarquer tout en assumant sa personnalité. Entière, amoureux de matières, de structures, de volumes, d'audace. 
On peut autant aller chez Zara, s’enticher de tee-shirt basiques, qu'on ne mettra qu’une ou deux fois tout au plus, ou craquer sur des pièces trop connues, que l’on verra sur tous les férus de tendances, comme s’il eut s’agit d’une pièce H&M ou Celio. Il reste peut-être encore du commercial bien-à-porter, mais commun.

 Les tendances font des clones, mais la mode.
Join the tribe, or not, c’est comme dénoncer mais accepter, suivre une tendance. 
Or, loin du mouvement, de la cohue, le noir prend tout son sens. Il est long, diaphane, profond, bleuté, artisanal, déstructuré, lisse, texturé, troué, brillant, intriguant, rare. 
Il évoque le masochisme avec élégance, DSTM, le rock avec distinction, jamais le deuil, seulement le regard et les choix acérés de ceux qui le portent et le vivent. Le noir est chez Springsioux ce que le luxe est chez Hermès, central perpétuellement en mouvement, intemporel mais jamais ennuyeux. L'espace s'habille de pièces venues d’ici et là, d’Europe et d’Amérique Latine, de Brooklyn et de Singapour. Un chapeau surréaliste d’Harry Lim, des fourrures réconfortantes et hypnotisantes de Quentin Veron. Les imprimés s’invitent sur un portant, s'excusant presque d'une facture mieux réussie et moins onéreuse qu’un Bambi... Sorry I’m not. 


La sélection en coton, cuir, soie, feutre, laine ou même plastique adopte des coupes audacieuses jouant des volumes et de la longueur, des voilages et des superpositions. Rien n’est simple finalement mais évident, il s’agit d’un basique d’un tout autre genre, de luxe d’une toute autre espèce, d’une ode à la création et aux créateurs et pas aux marques ou au markéting. En définitive, on aime ou... on aime. Du bar en bois rappelant un vieux pub, avec ses bouteilles de rhums et de whisky, au Chesterfield marron en passant par les murs immaculés de blanc, une antinomie riche de sens, le Marais a la mode qui lui manquait.



Il n'y a pas que la saucisse dans la ville...

Strasbourg c'est un peu cette grande ville pour parisiens en mal de province, idéale pour changer d'air sans être  totalement dépaysé.
On apprécie en l'espace d'un week end, un luxe discret et authentique, on s'affole les papilles d'une gastronomie riche, mi germaine, mi française, définitivement Alsacienne, faite de produits à vous laisser baba, et on savoure du regard l'artisanat local. C'est sans oublier l'architecture typique de la ville, qui laisse pantois, et petit face à une cathédrale gothique centenaire. Une transition toute en douceur à 2h de Paris.
Laissez tomber vos préjugés, à Strasbourg il n'y a pas de vendeurs de saucisses à tous les coins de rues ; carnet de bord:



Le lieu, le Sofitel Grand Ile Strasbourg, l'écrin 5* pour notre week-end Strasbourgeois. Nicolas Adnet, l'architecte, offre ici un décor résolument contemporain, avec des rappels à l'artisanat local. Dans le patio, il pousse l'audace jusqu'à transformer les sept cépages de la région, le Gewurtztraminer et le Riesling par exemple, en éléments du décor. Les amateurs de design et d'architecture sauront apprécier les volumes et les couleurs vives et profondes du mobilier, pour un rendu cocooning.




Après un petit déjeuner aux accents alsaciens au restaurant de l'hôtel, le Goh, direction la fameuse cathédrale de Strasbourg. Gigantesque, impressionnante, complexe, elle est la quintessence de l'architecture gothique. A l'intérieur les vitraux d'époque n'ont rien perdus de leur éclats et côtoient une horloge astronomique, monumentale, qui rythme la vie de Strasbourg.






On y passerait volontiers des heures,  mais l'appel du foie gras se fait entendre. Hé oui, croyez le ou non, ce n'est pas dans le Sud-ouest que l'on trouve son origine, mais bel et bien en Alsace, particulièrement le foie gras d'oie. La Table d'Edouard, épicerie-restaurant d'Edouard Artzner en propose une jolie et goûteuse sélection.



Côté terrine, je fonds littéralement pour le mille-feuilles de foie gras et magret de canard, une combinaison de goûts, fumé, salé, doux, et de textures mi fondante mi ferme à se damner. Coté cuit, l'escalope de foie gras d'oie poêlée n'a rien à voir avec sa sœur landaise, elle est plus fine et moins ferme, de quoi surprendre les non initiés, ici, on l'accompagne de coings chauds. Si vous n'avez, malheureusement, pas prévu de prendre le train tout de suite, vous irez volontiers au Bon Marché en faire un stock. Pas besoin d'attendre la fin de l'année pour se faire plaisir. A goûter absolument le foie gras entier aux truffes (5%).


L'estomac rassasié de Bon, il est temps de se  nourrir de Beau. Dans son atelier de haute joaillerie, le créateur-globe-trotteur, Eric Humbert nous fait voyager de l'Australie à la Polynésie Française en passant par la Colombie et le Pérou, avec des créations riches en couleurs et en symbolique.
Ne cherchez pas des panthères ou des clous, ce passionné nous raconte son amour pour l'opale d'Ethiopie, autour de laquelle il a créé toute une collection.
Mon coup de coeur, pas de portefeuille, est la collection le Chat, avec sa pupille en émeraude encerclé de moustaches de diamants, STUNNING.














A l'heure du Thé? 

On retourne à l'hôtel profiter de notre chambre tout confort. Un bain parfumé à l'orange, signé Hermès, une petite sieste et c'est parti pour un atelier pâtisserie avec Marion, faiseuse de douceurs du Sofitel.
A vos tabliers, voici sa recette de Bredele, petit gâteau alacien à l'anis idéal pour le tea time :



300 g de farine
250 g de sucre
3 oeufs
1 cuil. à soupe d’anis en grains


Battez les oeufs et le sucre durant 15 minutes jusqu’à obtention d’une mousse épaisse et blanche, ajoutez les grains d’anis
Incorporez doucement la farine tamisée, la pâte obtenue est assez ferme
Sur une tôle beurrée et légèrement farinée (ou un papier sulfurisé) disposez la pâte à bredele en petit tas à l’aide de deux petites cuillères ou d’une poche à douille
Laissez reposer les anis bredele à température ambiante durant minimum 6h ou au mieux toute une nuit
Faites cuire les anis bredele le lendemain à four moyen, 180°C durant 10min environ, le dessus des bredele doit rester blanc, dressé sur un petit socle doré. 

Vous vous doutez bien que nous n'avons pas attendu 24h pas même 1h. Une fournée spéciale gourmands était déjà installée sur la plaque à pâtisserie, prête à être cuite et mangée.








Qu'est ce que le temps passe vite, il est déjà l'heure de dîner. En guise d'apéritif, on se laisse guider par une dégustation des cépages alsaciens en compagnie de Jean Daniel Hering, et notre petit groupe de bloggeurs, Sophie (la dénicheuse), Céline (Les Demoizelles)  Bérangère (La liste des jolies choses) Manon et François (Madeinfaro). 
La grande tablée est de rigueur, les petit fours aussi, ensuite, place à la gastronomie ! 
On déménagerait presque.















For the love or hate

Nous nous sommes finalement détestés par amour. 
J'y repense, la jalousie a fait taire nos sentiments et a eu raison de nos promesses. 
Je n'en suis pas à la colère, et ne feinte plus l'indifférence. Je n'en suis plus au mea culpa, mais au bilan de mes vingt années et quelques. 
Je pense à l'envers, je suis perplexe. 
Perplexe que les mots et l'honnêteté n'aient pas été assez forts pour exprimer nos fureurs et nos envies. Je suis partagé par le remord d'en avoir trop dit, et pourtant pas assez. 

 
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